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Dossier : La compression - Part 3 - Autres utilisations


III AUTRES UTILISATIONS


Précisons que l’aspect artistique est l’objectif principal de tout traitement du son. Les démarches techniques, c’est à dire physiquement mesurables, telles le nivelage ou le boostage ne sont justifiées que si elles débouchent sur une amélioration de la qualité sonore.

Il y a des traitements dynamiques dont le résultat n’est pas physiquement mesurable et qui s’adressent avant tout à la sensation. Il ne s’agit pas de maîtriser les crêtes mais de rechercher une esthétique du son en modulant son enveloppe.


1 – Mise en valeur des attaques d’une contrebasse


Cette technique, souvent proposée dans les presets, consiste à allonger l’attack time afin de laisser passer les crêtes et de compresser la fin des notes.

La logique est simple, elle peut être utilisée sur de nombreux instruments, mais sa mise en œuvre est délicate.

Réglage du compresseur :

Seuil plutôt bas car il s’agit de compresser les niveaux moyens et faibles situés après les crêtes. Mais si le seuil est trop bas, le timbre est assourdi.


Réglage –13dB


Ratio fort car le compresseur travaille près du seuil.Réglage 6,8


A.T long mais ne doit pas déborder la longueur des notes courtes. Réglage 80ms


Release correspondant au débit maxi avec une marge de sécurité. Réglage 70ms.


Tous les réglages sont faits à l’oreille. Le principal danger étant le pompage, à cause de la durée de certaines notes.

Le résultat est subtile mais bien réel.



2 – La compression parallèle


Le principe est de combiner deux sons, l’un non compressé (ou compressé de manière académique) et l’autre fortement compressé. Le dosage du 2ème son permet d’ajouter au son initial des effets secondaires de la compression dans une proportion maîtrisée, tout en conservant les qualités et les défauts de la dynamique naturelle.

Les améliorations recherchées sont : - une bonne perception du détail, un son plus fouillé. - un sustain accru et maîtrisé (mise en valeur des résonances d’un fût par ex.) - plus de relief grâce à un effet reverb (caisse claire

par ex.). - changer la couleur d’un son ou d’un ensemble de sons Il suffit soit de doubler la piste, méthode qui permet

d’assurer l’indépendance des deux signaux soit de créer un sous-groupe que l’on compressera et que l’on dosera par rapport au signal original.



3- La compression sélective en fréquence

On peut vouloir compresser préférentiellement les aigus ou les graves d’un signal, pour cela on utilise la technique de la clef (key in). On branche en insert un instrument et dans la clef (ou en side-chain) le même signal égalisé. C’est le signal présent dans la clef qui déclenche la compression du signal en insert. Si on booste les aigus et que l’on chute les graves du signal de commande, la compression se fera plutôt lors de l’apparition des aigus. C’est par exemple le principe du dé-esseur.

Publié avec l'aimable autorisation de René KAMOUN

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